Lorsqu’on
travaille en relation d’aide, on est en état de disponibilité et de réponse.
Lorsqu’on est mère, on est aussi en état de disponibilité et de réponse.
Un ami, grand amour
dans une autre vie (celle d'avant les enfants), me faisait remarquer que je suis organisée comme un bureau
et il perçoit ma gestion du temps comme une froideur et une
déshumanisation. Même si je voulais dresser une liste d’arguments pour le contredire,
il n’a que lui à s’occuper, il est libre et sans enfants. Il ne peut pas
comprendre. Il a le temps.
Le fait est que
depuis que j’ai des enfants, tout a changé. Le temps ne s'étire plus à l'infini. Le temps fuit. Chaque minute compte. Beaucoup de choses à faire, peu de temps. Ça devient une habitude de se coucher le soir avec un sentiment de ne pas avoir fait tout ce qu'il y avait à faire. On se fait à l'idée de laisser tomber certaines choses pour préserver sa santé mentale.
Je donne, je
réponds. Puis quand les enfants dorment (enfin!), je me ressource dans le silence et la
solitude. Moments essentiels pour recharger les batteries et remplir le
réservoir de patience et d’empathie. Si quelqu’un appelle ou me sollicite à ce
moment, je ne réponds pas. Je me donne le droit de faire le plein en faisant le
vide. Combien de parents lisent ceci en ce moment et comprennent parfaitement
ce que je veux dire?
Je me ressource
dans des échanges avec d’autres mamans, avec le double avantage que les enfants
jouent ensemble et qu’on peut se reposer un peu ;)
En général, je ne
souffre pas de la solitude que je choisis. La solitude, elle est souvent un doux
refuge, familier, aimant, apaisant. C’est mon espace de création.
J'aime ma solitude. J'aime aussi être en relation... MAIS... si ça me demande plus d'énergie que ça m'en donne (on vise la réciprocité n'est-ce pas), si c'est une constante remise à niveau, si le dialogue n'est pas fluide, si on ne fait que se rentrer dedans et argumenter tout le temps, alors non.
Pas de temps à perdre, j'en ai si peu!
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