L’amour, pour moi,
c’est un courant qui passe entre toi et moi, lorsque nous enlevons nos masques
et que nous nous regardons droit dans les yeux, droit dans le cœur, et que nous
aimons ce que nous voyons. Lorsque nous nous lions, que nous ressentons notre
humanité, nos batailles et victoires, nos défaites, notre fierté et notre
humilité. Lorsque je dévoile quelque chose et que je laisse tes mots m’atteindre
dans ma chair, et que tu fais la même chose. Ainsi, l’amour passe plusieurs
fois par jour entre beaucoup de personnes et moi. On se sent bien quand il
passe, mais il reste insaisissable et surprenant. Pour le voir passer, il faut savoir délaisser son armure protectrice, sinon on risque de passer à côté.
L’amour, donc, n’est
pas une récompense, ni quelque chose qu’on peut modeler selon nos désirs. Ce n’est
pas la solution à tout. Ce n’est pas l’ultime point d’arrivée.
C’est peut-être
juste savoir aimer le vulnérable en soi-même et être capable de le montrer. Puis trouver que l'autre est beau sans ses masques.
L’amour, c’est d’abord
et avant tout quelque chose qui est en moi. En toi. Quand le courant passe
souvent, on veut recréer cette excitation, on devient un compulsif de l’autre,
on s’engage, on donne forme au partage. À partir de là, rester ou partir, c’est
une décision. Changer de partenaire pour recréer constamment l’excitation du
renouveau, à mon avis, c’est quelque chose qui ne fait que reporter à plus tard
la vraie rencontre avec soi-même et l’amour qu’on a en soi, à partager. On
blâme l’autre de ne pas éveiller l’amour en soi, mais c’est peut-être qu’on n’a
pas d’amour à donner. Puis l’amour, c’est pas vrai que c’est la chose magique
qui répare tout.
Si j'ai un souhait à faire maintenant, c'est de savoir savourer ce courant quand il passe et ne pas chercher à le posséder ni lui imposer ma forme.
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